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Faits marquants

Cette page vous invite à découvrir de épisodes de la vie de Branville-Hague que nous avons nommé faits marquants pour leur caractère historique et leur importance dans la mémoire collective.

La seigneurie de BRANVILLE appartenait au XVIeme siècle aux Ruallen, sieurs des Delles, nom porté encore aujourd’hui par une ancienne ferme de la commune.

Robert d’Ozouville, sieur du Parc figure également parmi les notables de Branville.

Les familles Gigault de Bellefonds et Vauquelin habitèrent la Maison de Branville ; Monsieur de Vauquelin d’Artilly figure sur la liste des députés des trois ordres réunis à Coutances en 1789.

Plus récemment, la famille Liais, famille cherbourgeoise très connue dans les domaines politiques et scientifiques a habité Branville : Joseph Alfred Liais, maire de Cherbourg et cousin d’Emmanuel Liais ; Léon Liais, son fils, ancien sous-préfet, a été maire de Branville de 1881 à 1896. Ce dernier est enterré dans le petit cimetière de notre commune avec ses deux enfants, Emmanuel et Marie Christine, décédés en bas age.
A l’intérieur de l’église, un ex-voto, inscription sur marbre blanc, invoquant la protection de la Vierge, nous rappelle le malheur de cette famille.

 


Durant la dernière guerre mondiale, BRANVILLE fut occupé par les allemands de 1940 à 1944. C’est une des communes de la Hague qui a le plus souffert de l’occupation.

Une batterie de DCA et une rampe de lancement étaient établies sur la ferme de Lillerie ; les bombardements du 6 janvier 1944, puis des 27 et 29 juin causèrent de sérieux dommages à quelques maisons ainsi qu’à l’école ; au cours du premier, cinq civils (dont 3 habitants de Branville) trouvèrent la mort, dont Monsieur Albert Fleury, adjoint au maire.

Pendant cette période, les allemands ont occupé la Maison de Branville pour implanter un camp d’instruction destiné à la formation des jeunesses hitlériennes ; tous les 6 mois, 500 jeunes recrues se relayaient. Branville possédait des bois qu’ont abattus  les troupes allemandes pour la construction des 25 baraques.

La cohabitation était très tendue entre les occupants et le propriétaire ; un jour que des chiens avaient attaqué un troupeau de moutons et tué plusieurs bêtes , Monsieur Lecerf, propriétaire en fit la remarque aux officiers qui n’en tinrent pas compte ; il alla porter plainte à la kommandantur à Cherbourg et sur ordre supérieur, les chiens furent abattus ; les officiers promirent qu’ils se vengeraient.

Au moment de la débâcle de l’armée allemande, la salle à manger de la maison occupée par les officiers fut laissée complètement saccagée, même le plancher avait été arraché ; on peut encore voir sur les murs couverts de tapisseries la trace du portrait d’Hitler, et le trou laissé par le clou auquel il était suspendu.